Quand la pression te fait envier un métier plus paisible

Des métiers où la pression est haute

Les statistiques l’ont souvent prouvé : près d’un cadre sur cinq est au bord du burn-out. Souvent on nous envie par rapport à nos métiers, nos salaires. Mais, il n’y a pas que ça malheureusement. Nous ne mettons pas en lumière les soirs où nous rentrons avec la pression tellement forte. La pression d’un client, d’un chef,… Le stress à cause d’un fournisseur, d’un prestataire qui font retarder nos missions… Cette pression de devoir être le salarié idéal qui sait tout faire sinon d’autres candidats pourront te remplacer. Quand on est cadre, il nous arrive de voir des collègues claquer la porte du jour au lendemain car ils ont été licencié.

Quand on est cadre, la Vie n’est certainement pas si paisible que ça. D’autant que nous sommes payés au résultat et non par rapport à nos horaires. Et juste cette phrase résume tellement ce que l’on vit : beaucoup d’heures, beaucoup de charges sur les épaules, pas de limite. Certains nous envient, mais vous ne voyez pas ces jours où nous rentrons à 22h, ordinateur sous le bras, prêt à être sorti aussitôt nous aurons mangé. Ces soirées et ces week-ends où nous pensons au travail et non à nous reposer ou profiter de notre famille. La pression nous fait perdre toute la logique du « ce n’est qu’un travail ». Car non, souvent pour nous notre métier est un peu plus que ça et je pense que nos patrons le savent. Nous nous investissons à 200%, si l’entreprise s’écrase, nous nous écrasons avec elle.

Mais voilà, cet état esprit nous fait parfois broyer du noir.

Ces jours où on envie un métier sans prise de tête

Souvent, nous nous disons « allez on plaque tout, on s’en va et on prend un métier où le soir on rentre la tête vide » et souvent on se répond mutuellement « Ohhh ouaiiiis le rêve ». Attention, je ne dis pas qu’il y a des sous-métiers, juste qu’il existe des métiers où les deadlines, les missions ou encore les impératifs n’existent pas. Ni les clients un peu trop pointilleux, trop demandeurs pour un laps de temps, les clients retardataires qui demandent beaucoup de choses pour hier et pour qui on se plie souvent en 4 voire en 10. Un métier où tu rentres le soir et que tu peux être satisfait à 100%, sans tracas, sans larmes.

Le stress est provoqué par plusieurs éléments

Alors, je me demandais pourquoi on en arrive là. D’où vient cette pression ? Il y a plusieurs critères à prendre en compte selon CareerCast, une entreprise américaine spécialisée dans la chasse à l’emploi et les voici :

  • Les déplacements
  • La possibilité d’évoluer dans sa carrière
  • La demande physique
  • Les conditions environnementales
  • Les dangers rencontrés
  • Le contact avec la clientèle
  • La concurrence
  • Le risque de mort ou de lésions importantes
  • Le danger pour autrui
  • Les délais à respecter
  • La scène

Il faut avouer néanmoins qu’il existe des métiers beaucoup plus impressionnants pour lesquels j’offre mon entière admiration : la sécurité (les militaires, la police), l’aide à la personne (secours, pompiers, médecins urgentistes…). Pour avoir fait un métier de télésecrétariat et avoir eu la vie entre les mains, je sais que ce stress est vraiment intense. Il fallait d’ailleurs former des nouvelles recrues, qui parfois ont été trop tôt mises sur le poste seules et cela avait valu un licenciement et une dépression pour une d’entre elle car elle n’avait pas assez écouté l’urgence d’un patient en lui demandant de rappeler plus tard. Cette pression dont l’enjeu est la Vie est certainement celle qui a de pire.

En attendant, mon parcours a évolué et je me positionne surtout sur : les déplacements, l’évolution de carrière, la demande physique, le contact avec les clients, la concurrence, les délais à respecter (j’appelle ça les deadlines dans mon article) et quelque part la scène car il faut animer des réunions. Je retrouve les mêmes points de pression pour mon compagnon.

Faire fi de la pression


Faire face à cette pression est certainement possible, c’est un travail sur soi à effectuer. Une partie du travail, selon moi, se fait naturellement lorsque l’on devient parent. Nos priorités se bouleversent et changent. On ne voit plus la vie de la même façon et on arrive un peu plus à relativiser qu’auparavant. Mais d’un autre côté, avoir des enfants est aussi une pression supplémentaire car nous devons tout donner professionnellement pour offrir ce qu’il y a de mieux à nos enfants. Qu’ils ne manquent de rien. Alors ce n’est certainement pas le moment de perdre un emploi.

Alors comment lutter contre cette pression pour tenter de vivre mieux sur un plan professionnel et personnel ?

  • Être en forme : avec mon compagnon, on a bien senti que la fatigue amplifiait largement le stress. Alors reposez-vous au maximum.
  • Pratiquer un sport : il vous permettra d’évacuer toute la pression de la journée
  • Ne pas remettre au lendemain : Chaque tâche que vous remettez au lendemain est une charge supplémentaire de stress dans votre esprit. Ce qui est fait aujourd’hui n’est plus à faire demain. Et vous n’y penserez pas ce soir en rentrant chez vous.
  • Cesser de viser la perfection : elle n’existe pas, alors ne vous fatiguez pas avec ça. Il est inutile de se mettre la pression pour être le plus irréprochable possible. Ça nous ralenti et ce n’est pas vraiment productif au final. Un travail de qualité OUI, mais soyez sûrs qu’il ne sera pas à 100% parfait.
  • Notez : il ne faut pas s’encombrer l’esprit, alors notez au maximum vos idées, ce que vous devez faire…
  • Un To-do List : On reste là sur l’idée de ne pas s’encombrer : pensez à faire une to-do list et réalisez les tâches une par une. Et non plusieurs à la fois. Vous gagnerez en efficacité et vous n’aurez plus cette impression de ne pas avancer.
  • Faire des pauses : il est important de faire quelques pauses durant votre journée pour vous aérer l’esprit et revenir plus fort sur votre travail en cours.
  • Refuser la surcharge de travail : Savoir dire stop et déléguer le travail à nos collègues. Il est important de répartir le travail notamment pour pouvoir respecter les délais. Il ne faut pas se charger comme un mulet et arriver la veille de la date limite pour dire que l’on a pas terminé. Avertir des dangers de retard dès le début de l’affiliation à la mission.
  • Prévoir large : il vaudra mieux pour respecter les délais de voir plus large. En plus, si vous terminez avant la date annoncée tout le monde sera content.
  • Relativisez et positivez : C’est ce qu’il y a de plus important pour pallier à cette pression. Ne vous délaissez pas au détriment de votre vie professionnelle.

Et vous, vous avez des astuces ?

 

 

 

 

 

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